jeudi 23 mai 2013

4500 KMS ET DES CAILLOUX... (ROAD TRIP TOWNSVILLE - ULURU - KATHERINE)

On vous a laissé sans nouvelles quelques temps mais faut pas nous en vouloir, on avait pas de réseau! Et oui, nous étions partis au centre, pile au milieu de l'Australie, à Uluru! (point B sur la carte)
 
 
 
On vous explique tout ça:
 
 
Vendredi 10 Mai:
 
Presqu'une semaine que nous attendons désespérément le retour du beau temps. Nous sommes à Innisfail, a une soixantaine de kms au sud de Cairns, et on attend que la pluie cesse pour pouvoir aller sur la Grande Barrière de corail. Oui mais voilà, le temps en a décidé autrement. Les nuages ne veulent plus partir. Alors c'est nous qui partons. Pas parce qu'on est lâches, non pas quand même, mais le moral est en chute libre, nos vêtements sont trempés, le plafond du van est de nouveau en train de moisir, et le lit, le matelas, les couvertures tout ça, je n'en parle même pas!
 
même la grenouille et la botte, emblèmes de la région font la tronche!

Du coup, on prend la route, direction Uluru! C'est partit!



Dimanche 12 Mai:

2 jours que nous sommes sur la route. On rentre progressivement dans les terres. Les ranchs, les troupeaux de vaches, les camions-train et les moulins à vent commencent à s'enchaîner, comme s'ils annonçaient l'arrivée dans un arrière pays peuplé de cow-boys... Un autre monde.



 
 

On passe Mont Isa, à 900kms à l'ouest de Townsville, une ancienne ville minière, et surtout pour nous, la dernière "grande ville" avant le désert. A l'entrée de la ville, il est écrit: " Welcome to Mount Isa, NOW, you are a real Aussie!" (sous-entendu que qui n'est jamais venu à Mont Isa n'est pas un vrai Australien...)





Un peu plus de 200 kms après Mont Isa, on traverse la frontière entre le Queensland, d'où on vient et le Northern Territory, où on va. La limite entre les 2 états est matérialisée par un vulgaire panneau. Mais ce qui est surprenant, c'est qu'à partir de ce panneau, il n'y a plus rien, nada, que dal! Plus un seul arbre à l'horizon. Le sol s'étale, plat et à peine broussailleux. A perte de vue, une terre rougeâtre avec quelques brindilles sèches et jaunies par le soleil. Comme si le panneau marquait l'entrée sur une terre hostile et aride où rien ne survit.
Le soir, on profite du spectacle que nous offrent les étoiles. Pas une lumière à l'horizon, on a pas souvenir d'avoir déjà vu un ciel pareil! On voit plein d'étoiles filantes, mais on a toujours pas réussi a retrouver la Grande Ourse!!???



Mardi 14 Mai:
 
Nous ne sommes plus qu'à quelques kms d'Alice Spring. Le sol est de plus en plus rouge. Il fait un froid glacial, le genre de froid des montagnes, peut-être est-ce tout simplement le froid typique des déserts? Le lever de soleil est superbe, entre un rouge écarlate au sol et un bleu immaculé au ciel. Des cacatoès gris et roses viennent picorer des restes de miettes sous les tables. Parfois un dingo s'approche aussi, à la recherche d'un peu d'eau ou de nourriture.
Chaque jour, on voit le soleil se lever et se coucher. On entend et on ne voit presque que la nature (à part les autres touristes of course).


 
 
 
 
 


A Alice Spring, on profite des douches chaudes, on fait le plein de courses, de carburant et d'eau. On est surpris de trouver autant de grandes chaînes et de magasins au milieu du désert. On fait le tour des galeries d'art, des boutiques de souvenirs et on restent comme des c*** devant un resto de l'outback ou on avait prévu de déjeuner: au menu, du chameau, du crocodile, de l'émeu et du kangourou. Oui mais c'est fermé! Du coup on ne s'attarde pas trop et on file vers Uluru. Encore 440kms!
Le sol se fait encore plus rouge, plus poussiéreux. Des dunes de sable rouge se forment à l'horizon. A chaque fois que l'on croise quelqu'un, il nous fait signe, comme si tout le monde appartenait à la même famille, comme si le fait de traverser le désert nous réunissait tous. Un monde à part, vraiment.  


Jeudi 16 Mai:

Uluru, here we are!


Nous y sommes enfin! "The Rock" comme on l'appelle ici, s'impose devant nous, de tout son poids, de toute sa taille, majestueux, grandiose et mystérieux.  Véritable emblème de l'Australie, Uluru mesure 3,6 kms de longueur et s'élève à 348 m au-dessus du plateau sablonneux qui le supporte. Et apparemment, la partie visible ne représente qu'1/3 de cette masse...
Il est encore plus gros que ce que nous imaginions!
Il fait toujours aussi froid malgré le soleil, mais les 10kms de rando pour en faire le tour nous réchauffent. On découvre l'histoire, les légendes aborigènes et toute l'ampleur de ce rocher dans la culture de ce peuple.


c'est parti pour 10kms à pattes!

versant sud-est

Nous, dans une des grottes qui abritaient des cérémonies aborigènes il y a bien longtemps.

Ah oui, j'ai oublié de préciser, on est envahis de mouches, alors on a opté pour des "flynets"! (la classe internationale, again)

Le soir, après s'être installés dans l'unique camping pratiquant des prix ahurissants, nous revenons voir le coucher de soleil sur Uluru. La roche, striée et piquetée par les ombres prends des tons ocres bruns, se pare d'un orange éclatant, puis passe par toute une gamme de rouges de plus en plus profonds avant de virer au violet et de finalement s'éteindre complètement dans la nuit noire. Magique! Pas étonnant qu'un cailloux aussi "vivant" soit sacré!



 
 
 

Vendredi 17 Mai:

Quelques jours dans le désert seulement, et déjà notre peau tiraille, aussi sèche et aride que la terre qui nous entoure!
Aujourd'hui nous allons voir les Kata-Tjuta, aussi appelé le Mont Olga (qui signifie "plusieurs têtes"). C'est un étonnant groupe de 36 rochers arrondis, à 35 kms à l'ouest d'Uluru qui forment des vallées et des gorges profondes. Un des monts est même plus haut qu'Uluru avec 546 m. De loin, les Kata-Tjuta avaient l'air bleutées, plus sombres qu'Uluru, mais de près, le spectacle est tout autant fascinant. Le soleil opère comme par magie et rend n'importe quel rocher alentour ocre-pourpre. Nous faisons une rando dans la Valley of the Winds qui porte très bien son nom!




 


Samedi 18 Mai:

Retour à Yulara, (le village-resort où l'emplacement de camping se vend à prix d'or), pour le Yulara Festival! Au programme courses de chameaux, danses aborigènes et brochettes de kangourou.
Bottes, jean, chemise rouge et chapeau à large bords sont de rigueurs! L'esprit de l'Outback est bien là, on confirme! Hiiiiiiihaaa!!!







Dimanche 19 Mai:

On a quitté Uluru, déjà, seulement, je ne sais pas. C'est un emblème quand même. Et depuis qu'on en rêvait de le voir pour vrai... bref, on a quitté Uluru et nous voici dans le Watarrka National Park où le Kings Canyon et ses falaises vertigineuses offrent des vues spectaculaires.
Et après l'effort (6 kms et des cailloux de rando), le réconfort (un camel burger)! C'est Charles qui est content avec ça!!!



 


 



Mardi 21 Mai:


On est revenus à Alice Spring, et puis on est repartis à l'Ouest, car il y a pas mal de choses à voir au final dans ce désert, au milieu de nulle part! Mais tout désert à ces limites, et plus précisément toute route du désert à ces limites! Donc parfois pour aller voir quelque chose à 100bornes de là où on est, on est obligés de faire 300 bornes, parce qu'on a pas de 4x4 et qu'on peut pas rouler dans les chemins de terre sablonneux... Donc, on fait des détours pour prendre les routes goudronnées. Après Uluru, Kata-Tjuta et Kings Canyon, nous nous aventurons vers les West Mc Donell Range. 166 kms de gorges, de vallées et de points de vue, sous la pluie qui est de retour!



Tyler Pass Lookout

Ormiston Gorge



Voilà! Ensuite on a repris la route en direction du Nord, et là nous venons d'arriver à Katherine, à 1181 kms d'Alice Spring. Il est presque 19h, on est claqués, fatigués, on a mal partout, on en a marre de faire des bornes et des bornes mais on a des images de terre rouge et de gros cailloux plein la tête. On refait surface, tout doucement. On revient à la civilisation. Les villes sont moins espacées, les prix sont raisonnables dans les stations essence. Les nuits sont moins fraîches, il fait même un peu trop chaud et humide par ici. Les moustiques ont remplacé les mouches.
En fait, on est pas encore tout à fait revenu du "Centre Rouge" comme ils disent, on est encore un peu là-bas, et il va probablement nous falloir encore quelques jours, mais en attendant, on partage avec vous, parce que rien que pour ça, ça vaut le coup d'être en Australie!

mercredi 8 mai 2013

ESCAPADES ET BAIGNADES AU COEUR DU TROPICAL QUEENSLAND

Avant d'arriver à Great Keppel Island, nous avions traversé le tropique du Capricorne, ce qui, il faut avouer, ne nous a rien fait du tout. Oui, mais c'est parce qu'il fallait attendre quelques kms encore. Car maintenant on s'en rend bien compte, nous sommes arrivés dans le North Queensland, région des rainforests et du Tropical Wetland. Il fait beaucoup plus humide et les moustiques adorent cette région (et notre sang de petits français).
Alors le soir, à l'heure de l'apéro, il y en a pour tout le monde!...

devinez qui prend quoi?! / on est pas tous seuls pour l'apéro / y'en a qui ont cru que c'était open bar




Ceci dit, la région a de quoi attirer, avec ces nombreux points d'eau, bassins et piscines naturelles, chudes d'eau et cascades enchantées. Nous parcourons donc les parcs nationaux de Paluma puis de Girringun qui offrent des vues magnifiques. 
Nous avons dormi dans un petit camping à 100m de Paradise Waterhole, un plan d'eau aux pieds des montagnes dont le charme se dévoile particulièrement au lever du soleil (ben oui hier quand on est arrivé, il faisait noir!).



Il n'est pas encore 8h et il fait un peu frais pour se baigner. Nous quittons donc le camping et ce magnifique endroit pour aller aux piscines naturelles de Big Crystal Creek et voir les fameux "rock slides" des toboggans naturels creusés dans la roche.


si vous y regardez de plus près vous verrez d'après le visage crispé de Charles que la température de l'eau n'est pas bien élevée... il faut dire qu'il n'est même pas 9h du mat'...

je peux parler de Charles, je ne vaut pas beaucoup mieux...




Après cette baignade bien matinale, nous reprennons la route en direction des Wallaman Waterfalls, les chutes d'eau les plus hautes d'Australie. Sur la route en perpetuels travaux, nous sommes obligés de nous arrêter a de nombreuses reprises, sans compter les vaches qui font parfois blocus elles aussi et nous perdons beaucoup de temps...
 
 
 
 
On s'occupe comme on peut...


en avant les histoires




2 heures pour faire 90kms, quand on y pense, ça fait quand même beaucoup! (merci le gouvernement du Queensland de faire tout le temps des travaux! Lol)
Mais nous avons fini par y arriver à ces fameuses chutes d'eau d'une hauteur vertigineuse de 268mètres.





Il y a apparement une rando de 2kms qui permet d'avoir des vues différentes de ces chutes d'eau, nous nous y engageons donc avec entrain. 



Oui MAIS... parce qu'il y a toujours un MAIS!
D'abord c'est pas 2kms A/R mais 2kms aller UNIQUEMENT. Pas très grave me direz-vous, un peu de sport nous fera le plus grand bien, et je suis tout à fait d'accord avec vous, mais dans ce cas, pas en tongs. (oui oui tant pis pour nous, on avait qu'à être moins bêtes).
MAIS ce n'est pas tout! La "balade" de 2kms (non 4 en fait) n'est pas une "balade" puisqu'elle nous mène tout droit... aux pieds des chutes d'eau! Certes la vue est pas mal non plus d'en bas, MAIS, heu, ben il faut remonter après tout ça, hein!




Bref, on a hyper bien dormi le soir venu! Hihihi

lundi 6 mai 2013

SEULS TWO A GREAT KEPPEL ISLAND

Samedi 4 mai, nous embarquons a bord d'un ferry en direction de Great Keppel Island. Rassurez-vous, nous n'avons pas l'intention de faire toutes les îles avoisinnantes de l'Australie, mais on a entendu dire que celle-ci n'a rien a envier aux Whitesundays, et entre nous, on avait tellement adoré les whitesundays que nous n'avons pas pu résister à la tentation...






C'était sans compter sur la météo qui en avait décidé autrement! D'abord la demi heure de traversée s'est avérée très désagréable en raison du mauvais temps et de la houle qui m'a soulevé l'estomac. C'est presque la troisième fois depuis l'Australie que j'ai des airs de mal de mer et ça me surprend et m'ennui un peu quand même.... quel est ce corps qui fait des siennes et ne veut pas me suivre partout?? Bref passons, il finira bien par s'y faire de toute façon...
 
 
A peine 2 minutes après nos premiers pas sur cette île - soit-disant idyllique -  la pluie s'invite et nous sommes obligés de trouver un abri de fortune, car à part 2 quads des "resorts" allentours qui sont venus récupérer leurs hotes, il n'y a pas âme qui vive à l'horizon. Nous attendons donc que l'averse passe et qu'une éclaircie nous redonne espoir.

notre arrivée sous la pluie


Munis de notre carte (pas à l'échelle of course, sinon c'est trop facile) nous décidons de rejoindre Monkey Beach, une des plages les plus réputées pour son snorkelling exceptionnel. Let's go donc mais hahaha déjà il faut trouver l'entrée du chemin!... car l'île n'est pas encore très connue des touristes et est de ce fait encore très sauvage.
On s'embarque sur un sentier qui ressemble plus à un ruisseau d'eau de pluie qu'autre chose tout en croisant les doigts pour qu'on soit dans la bonne direction. Heureusement après quelques minutes de marche on tombe sur des panneaux en bois avec quelques indications, ouf on est sauvés! Les sentiers s'avèrent néamoins moins balisés que ce a quoi on aurait pu s'attendre et aussi très accidentés et instables.

oui oui il s'agit bien du sentier menant à Monkey Beach...


Et vu l'état des "sentiers", on décide de trocker nos tongs contre nos "reef shoes" (les shoes pour faire du snorkelling), la classe internationale irréprochable!!!





Parfois on imagine qu'on est perdus tellement le sentier ne ressemble plus du tout à un sentier et pour couronner le tout, on se fait dévorer par les moustiques.
Des odeurs de pin, de citronelle et de fougères s'entremèlent et on aperçoit de temps en temps un bout de plage paradisiaque, de nombreux papillons bleus (j'ai oublié le nom), nous ne sommes donc pas complètemt désespérés.

bout de plage paradisiaque ennuagée

nos amis les papillons, beaucoup moins hostiles que les moustiques...


On arrive enfin à Monkey Beach, la plage est totalement déserte, rien que pour nous! Le sable est très fin et très blanc, la mer est translucide, d'accord, on a bien fait de venir quand même!

 
 

Le vent semble créer un fort courrant dans la mer, et les nombreux nuages n'ont toujours pas décidés de partir ce qui compromet un peu notre plongée snorkelling. On se serait bien laissés tenté, vraiment, mais connaissant nos prouesses dans l'eau et sachant qu'il n'y a personne à des kms à la ronde, on évite de prendre le risque de se noyer ici...
On décide d'aller voir à Long Beach mais là, le vent redouble de violence.
 
Plus tard on rejoindra Shelving Beach, un peu plus à l'abri du vent et des forts courrants marins mais c'est marée haute et les bancs de coraux sont trop loin de la plage pour qu'on puisse espérer voir quoi que ce soit avec nos masques et nos tubas. Tant pis pas de snorkelling pour nous aujourd'hui.
 
Il est temps de rejoindre le ferry qui va bientot repartir, on reprend notre sentier qui ne ressemble à rien et on retourne sur notre bon vieux continent. On a aprécié le côté île déserte et ne croiser aucun autre touriste, mais on a mal choisi notre jour pour y aller!
 
 

remarquez que le soleil a fini par se pointer en fin de journée, à l'heure où on doit rentrer comme par hasard!
 
 

on vous fait des bisous à vous tous qui nous suivez de chez vous et à qui on pense souvent!